Le web de Dominique Guebey – Les belles lettres
https://www.dg77.net/pages/passages/joyce_portrait.htm

   D o m i n i q u e   G u e b e y    J u n g l e      Les belles lettres

James Joyce, Portrait de l’artiste en jeune homme

Edition Jacques Aubert

Chapitre I

[…]

Un grand feu, rouge et haut dressé, flambait dans la grille et sous les branches du lustre, enguirlandées de lierre, la table de Noël était mise. Ils étaient rentrés assez tard, et pourtant le dîner n’était pas encore prêt. Mails il allait être prêt en un clin d’œil, avait dit mère. On attendait que la porte s’ouvrît et que les servantes entrassent, portant les grands plats coiffés de leurs lourds couvercles de métal.

Tous attendaient : oncle Charles, assis là-bas dans l’ombre de la fenêtre ; Dante et M. Casey, assis dans les bergères de chaque côté de l’âtre ; Stephen, assis sur une chaise entre eux deux, les pieds sur le tabouret capitonné. M. Dedalus se regarda dans la glace du trumeau au-dessus de la cheminée, effila les bouts de sa moustache, puis, écartant les pans de sa jaquette, tourna le dos au feu ardent ; et pourtant de temps à autre il sortait une main de dessous les pans de sa jaquette pour effiler une fois de plus un des bouts de sa moustache. M. Casey penchait la tête de côté, souriait et tapotait des doigts la glande de son cou. Stephen souriait aussi : il savait maintenant que ce n’était pas vrai que M. Casey eût une bourse d’argent dans la gorge. Il souriait en pensant combien il avait été trompé par le bruit argentin que faisait M. Casey. Et en essayant d’ouvrir la main de M. Casey pour voir si la bourse d’argent n’y était pas cachée, il avait vu que les doigts ne pouvaient pas se déplier, et M. Casey lui avait expliqué qu’il avait attrapé une crampe à ces trois doigts en préparant un cadeau d’anniversaire pour la Reine Victoria.

Chapitre II

[…]

La venue de septembre ne le troubla point cette année-là, parce-qu’il ne devait pas retourner à Clongowes. […] Il pensait que ce serait une existence bien agréable, de s’en aller chaque soir en voiture, le long des routes, livrer le lait, à condition d’avoir des gants chauds et, dans sa poche, un sac bien bourré de gâteaux au gingembre. Mais cette même prescience qui naguère lui enlevait son courage et faisait fléchir soudain ses jambes lorsqu’il faisait le tour du parc en courant, cette même intuition qui le poussait à regarder avec scepticisme le visage flasque et mal rasé de son entraîneur, lourdement incliné vers ses longs doigts maculés, dissipait devant lui toute vision de l’avenir. Il comprenait vaguement que son père avait des ennuis et que c’était pour cela que lui-même n’avait plus été envoyé à Clongowes. Depuis quelque temps il sentait de petits changements à la maison. Ces changements dans ce qui lui avait toujours paru immuable étaient autant de petits coups portés à sa conception enfantine du monde. L’ambition qu’il sentait parfois s’agiter dans les ténèbres de son âme ne cherchait pas d’issue. Un crépuscule, pareil à celui du monde extérieur, obscurcissait son esprit tandis qu’il écoutait les sabots de la jument claquer le long de la voie du tramway, sur la route de Rock, le grand bidon ballotter et sonner derrière lui.

Il retourna à Mercédès et, tandis qu’il s’attardait à cette image, une étrange inquiétude s’insinua dans son sang. Parfois une fièvre s’emparait de lui et le faisait errer seul, le soir, dans la calme avenue. La paix des jardins, les lumières amicales des fenêtres répandaient leur tendre influence sur son cœur inquiet. Le bruit des enfants qui jouaient le contrariait, et leurs voix niaises lui faisaient sentir, avec plus d’acuité encore qu’à Conglowes, combien il était différent des autres. Il n’avait pas envie de jouer. Il avait envie de rencontrer, dans le monde réel, l’image insubstantielle que son âme contemplait avec une telle constance. Il ne savait où la chercher ni comment, mais une prescience le conduisait, lui disait que cette image viendrait à sa rencontre, sans aucun acte déclaré de sa part. Ils se rejoindraient tranquillement, comme s’ils s’étaient déjà connus et s’étaient donné rendez-vous, peut-être devant une de ces grilles, ou bien en quelque endroit plus secret. Ils seraient seuls, entourés d’obscurité et de silence ; et, dans ce moment de suprême tendresse, il serait transfiguré. Il se fondrait en quelque chose d’impalpable sous ses yeux à elle, et puis, au bout d’un instant, il reparaîtrait transfiguré. La faiblesse, la timidité, l’inexpérience se détacheraient de lui en cet instant magique.

[…]

Dans la sacristie, un jésuite dodu à la mine fleurie et un homme âgé, en costume bleu râpé, fourrageaient dans une boîte de fards et de crayons. Les élèves déjà grimés allaient et venaient, ou restaient là, l’air embarrassé, passant avec précaution des doigts furtifs sur leurs visages. Au milieu de la sacristie, un jeune jésuite, en visite au collège, se balançait en cadence, de la pointe des pieds sur les talons, les mains projetées en avant dans ses poches. Sa petite tête garnie de boucles rouges et chatoyantes, son visage rasé de frais s’accordaient bien avec la correction immaculée de sa soutane et de ses chaussures.

Stephen suivait le balancement de cette silhouette, essayant de déchiffrer la légende du sourire moqueur de ce prêtre ; il se souvint qu’avant son départ pour Clongowes, il avait entendu son père répéter que l’on pouvait toujours reconnaître un jésuite à la coupe de ses vêtements. Au même instant, il crut discerner une ressemblance entre l’esprit de son père et celui de ce prêtre souriant et bien habillé ; il lui sembla qu’il assistait à une sorte de profanation du ministère ecclésiastique, à une profanation de la sacristie elle-même, dont le silence était violé par les conversations et les plaisanteries bruyantes, et dont l’atmosphère s’imprégnait d’une âcre odeur de gaz et de graisse.

Pendant que le vieil homme lui dessinait des rides sur le front et lui peignait les maxillaires en noir et en bleu, il écoutait distraitement la voix du jeune jésuite dodu qui lui recommandait de parler fort et de bien détacher les mots à effet. Il entendait l’orchestre jouer Le lys de Killarney. Le rideau allait se lever dans quelques instants. Il n’éprouvait aucun trac, mais à la pensée du rôle qu’il allait jouer, il se sentait humilié. Le souvenir de quelques-unes de ses répliques fit monter une rougeur soudaine à ses joues maquillées. Il imagina ses yeux à elle, graves et pleins d’appels, dans la foule des spectateurs et cette image balaya d’un seul coup ses scrupules, laissant sa volonté bandée. Il eut l’impression de changer de nature ; la contagion de l’animation et de la jeunesse environnantes s’insinuait dans sa méfiance morose et la transformait. L’espace d’un instant exceptionnel, il eut la sensation de revêtir le véritables appareil de l’adolescence ; debout dans la coulisse, en compagnie des autres acteurs, il partagea la gaieté commune, parmi laquelle le rideau, hissé au plafond par deux prêtres agiles, monta avec des saccades violentes, tout de travers.

Peu après, il était en scène, dans l’éblouissement du gaz et le décor indécis, jouant son rôle devant les innombrables visages du vide. Il fut étonné de voir cette pièce, qui avait été pour lui, pendant les répétitions, une chose disparate et inerte, acquérir soudain une vie personnelle. Elle semblait maintenant se dérouler d’elle-même, lui et ses camarades la soutenant de leurs rôles respectifs. Lorsque le rideau tomba sur la dernière scène, il entendit le vide s’emplir d’applaudissement ; par la fente d’un portant, il vit la masse homogène, devant laquelle il avait joué, se décomposer comme par magie, le vide aux mille visages se disjoignant de toutes parts et se divisant en groupes affairés.

[…]

Il reprit ses courses vagabondes. Les soirs voilés de l’automne le conduisaient de rue en rue, comme autrefois par les calmes avenues de Blackrock. Mais nulle vision de jardins coquet ou de douces lumières aux fenêtres ne le baignait maintenant de son influence apaisante. Parfois seulement, dans les intervalles de son désir, quand la luxure qui le ravageait cédait la place à une langueur plus tendre, l’image de Mercédès traversait l’arrière-plan de sa mémoire. Il revoyait la petite maison blanche et le jardin aux buissons de roses sur la route conduisant vers les montagnes, il se rappelait le geste de refus triste et fier qu’il devait faire à cette place, debout près d’elle, dans le jardin, au clair de lune, après des années d’éloignement et d’aventures. Dans ces moments, les tendres discours de Claude Melnotte montaient à ses lèvres et soulageaient son inquiétude. Il se sentait effleuré par la douce prescience du rendez-vous qu’il avait escompté autrefois et, malgré l’horrible réalité amassée entre son espoir d’alors et l’heure présente, il songeait à la rencontre bénie qu’il avait imaginée jadis, pendant laquelle la faiblesse, la timidité et l’inexpérience devaient se détacher de lui.

Ces instants passaient et les flammes dévastatrices de la luxure bondissaient à nouveau. Ses lèvres oubliaient les poèmes, et les cris inarticulés, les mots grossiers, jusque-là réprimés, se ruaient hors de son cerveau, se frayaient de force un passage. Son sang était en révolte. Il arpentait les rues sombres au pavé gluant, scrutant l’obscurité des venelles et des portes, prêtant avidement l’oreille à tous les sons. Il geignait tout seul comme un fauve frustré de sa proie. Il avait besoin de pécher avec un être de son espèce, de forcer une autre créature à pécher avec lui, d’exulter avec elle dans le péché. Il sentait on ne sait quelle sombre présence qui tombait sur lui irrésistiblement du fond des ténèbres, une présence subtile et murmurante comme un flux, et qui s’insinuait en lui jusqu’à le remplir tout entier. Son murmure obsédait ses oreilles comme le murmure d’une multitude endormie ; ses flots subtils pénétraient son être. Ses mains se crispaient, convulsivement, et ses dents se serraient tandis qu’il souffrait la torture de cette pénétration. Dans la rue, il tendit les bras pour saisir la frêle forme evanescente qui se dérobait, qui l’attirait, et le cri qu’il avait si longtemps étouffé dans sa gorge sortait de ses lèvres. Ce cri s’arracha de lui comme un hurlement de détresse monte d’un enfer de damnés, il expira dans un gémissement de supplication furieuse : cri arraché par un abandon inique, cri qui n’était que la répétition du griffonnage obscène lu sur la paroi suintante d’un urinoir.

Il s’était égaré dans un labyrinthe de rues étroites et sales. Du fond des passages immondes il entendait les éclats de voix rauques, les disputes, les refrains traînants des chansons d’ivrognes. Il poursuivait son chemin, sans effroi, se demandant s’il ne s’était pas égaré dans le quartie des juifs. Des femmes et des filles en longues robes de couleurs vives traversaient la rue d’une maison à l’autre. Elles étaient indolentes et parfumées. Un tremblement le saisit et sa vue se troubla. Les flammes jaunes du gaz montèrent devant ses yeux voilés contre le ciel vaporeux, brûlant comme devant un autel. Aux portes et dans les vestibules éclairés, des groupes étaient rassemblés, parés comme pour quelque rite. Il était dans un autre monde : il venait de s’éveiller d’un sommeil séculaire.

Chapitre IV

[…]

Il s’immobilisa, déférant à leur appel et riposta avec aisance à leurs taquineries. Comme ils avaient l’air insignifiants : Shuley sans son large col déboutonné, Ennis sans sa ceinture écarlate dont la boucle représentait un serpent ; Connolly sans sa veste de chasse aux poches dépourvues de pattes. C’était une douleur de les voir, une douleur aiguë de voir les marques de l’adolescence qui rendaient répulsives leurs pitoyables nudités. Peut-être avaient-ils trouvé refuge, dans le nombre et le bruit, contre l’épouvante secrète de leur âme ? Mais lui, à l’écart et en silence, il se rappelait son épouvante devant le mystère de son propre corps.

« Stephanos Dedalos ! Bous Stephanoumenos ! Bous Stephaneforos ! »

Leurs taquineries lui étaient familières, et cette fois elles flattaient sa souveraineté paisible et orgueilleuse. Aujourd’hui, pour la première fois, son nom étrange lui semblait une prophétie. L’air tiède et gris paraissait tellement en dehors du temps, son propre état d’esprit si fluide, si impersonnel, que tous les siècles se confondaient dans sa pensée. Tout à l’heure, le spectre de l’ancien royaume danois s’était montré sous le vêtement de la ville drapée de brumes. Maintenant, à l’évocation de l’artisan fabuleux, il croyait entendre un bruit de vagues confuses et voir une forme ailée volant sur les flots, s’élevant lentement en l’air. Qu’est-ce que cela signifiait ? Était-ce une devise bizarre couronnant une page de quelque livre médiéval de prophéties et de symboles, un homme-faucon montant au-dessus des vagues vers le soleil, la prophétie de la fin qu’il était né pour servir, qu’il avait poursuivie à travers les brumes de l’enfance et de la jeunesse, le symbole de l’artiste forgeant à nouveau dans son atelier, avec l’inerte matière terrestre, un être nouveau, impalpable, impérissable, en plein essor ?

Son cœur palpitait, sa respiration s’accélérait, un esprit sauvage passa sur ses membres, comme s’il prenait son essor vers le soleil. Son cœur palpitait d’une crainte extatique, son âme était en plein vol. Son âme prenait son essor au-delà du monde et le corps qu’il avait connu se trouvait purifié d’un seul souffle, délivré de l’incertitude, radieux et mêlé à l’élément spirituel. L’extase du vol rendait ses yeux rayonnants, sa respiration sauvage, et vibrants, sauvages, rayonnants ses membres balayés par le vent.

« Une ! Deux !… attention !

— Oh, bigre, je me noyons !

— À moi ! À moi !

— Une… Plouf !

— Stephaneforos ! »

Sa gorge était meurtrie par le désir de crier, de lancer le cri du faucon ou de l’aigle planant très haut, d’annoncer aux vents par un cri perçant sa délivrance. C’était là l’appel que la vie adressait à son âme et non pas la voix morne et grossière du monde des devoirs et des désespérances, non pas cette voix inhumaine qui l’avait convié au pâle service de l’autel. Un seul instant de sauvage envolée avait suffi à le délivrer et le cri de triomphe réprimé par ses lèvres lui fendit le cerveau.

« Stephaneforos ! »

Qu’étaient-elles donc à présent, sinon des suaires tombés du corps de mort, cette crainte qui l’avait accompagné nuit et jour, cette incertitude qui l’avait encerclé, cette honte qui l’avaient humilié au-dedans comme au-dehors — des suaires, les linges du sépulcre ?

Son âme s’était levée du sépulcre de l’adolescence, rejetant ses vêtement mortuaires. Oui ! Oui ! Oui ! Il allait créer avec orgueil, grâce à la liberté et à la puissance de son âme, comme le grand artisan dont il portait le nom, une chose vivante, nouvelle, en plein essor et belle, impalpable, impérissable.

D’un mouvement nerveux, il se leva du rocher, ne pouvant plus maîtriser l’ardeur de son sang. Ses joues étaient en feu, un chant intérieur faisait palpiter sa gorge. Un désir aigu d’errance brûlait ses pieds prêts à courir aux confins de la terre. Son cœur semblait crier : en avant ! en avant ! Le soir s’épaissirait au-dessus de la mer, la nuit descendrait sur les plaines, l’aube s’allumerait devant le voyageur et lui montrerait des champs, des monts, des visages étranges… Où donc ?

[…]

Où était maintenant son adolescence ? Où était l’âme qui s’était attardée derrière sa destinée pour couver, solitaire, la honte de ses plaies et pour, dans son asile de turpitude et de subterfuges, la revêtir royalement de linceuls décolorés, de guirlandes qui se fanent au toucher ? Ou bien alors, où était-il lui-même ?

Il était seul. Personne ne prenait garde à lui, il était heureux, tout près du cœur sauvage de la vie. Il était seul et jeune, et opiniâtre, et sauvage, seul dans un désert d’air sauvage, d’eaux saumâtres, parmi la moisson marine de coquillages et de laminaires, parmi la clarté grise du soleil voilé, parmi les silhouettes revêtues de couleurs vives et de clarté d’enfants et de jeunes filles, parmi les voix enfantines et virginales résonnant dans l’air.

[…]

Ces clameurs inhumaines apaisèrent ses oreilles où les sanglots et les reproches de sa mère murmuraient encore avec insistance, et ces corps sombres, frêles et frémissants, qui tournaient et battaient des ailes et viraient autour du temple aérien dans le ciel ténu, apaisèrent ses yeux qui voyaient toujours l’image du visage maternel.

Que cherchait-il, debout sur les marches du perron, levant le regard, écoutant ce double cri aigu, observant leur vol ? Attendait-il quelque présage bon ou mauvais ? Une phrase de Cornelius Agrippa traversa son esprit d’un coup d’aile, puis, de-ci de-là, voletèrent des pensées informes de Swedenborg sur les correspondances entre les oiseaux et les choses de l’intellect, sur le fait que les créatures de l’air possèdent un savoir et reconnaissent les heures et les saisons parce que, contrairement à l’homme, elles vivent selon l’ordre de leur existence et n’ont point perverti cet ordre par la raison.

Et depuis des siècles, les hommes levaient comme lui les yeux vers des vols d’oiseaux. La colonnade au-dessus de sa tête évoquait vaguement pour lui un temple antique et la canne de frêne sur laquelle il s’appuyait d’un air las, le bâton courbé d’un augure. Une crainte confuse de l’inconnu s’agitait au cœur de sa lassitude, la crainte des symboles et des présages, de l’homme-faucon dont il portait le nom, s’évadant de sa captivité sur des ailes d’osier tressé, de Thoth, le dieu des écrivains, écrivant avec un roseau sur une tablette et portant sur son étroite tête d’ibis le croissant cornu.

Chapitre V

[…]

« Ce que je viens de dire, reprit-il, a trait à la beauté dans la plus vaste acception du mot, dans le sens que confère à ce mot la tradition littéraire. Sur la place publique, ce mot a une toute autre signification. Si nous parlons de la beauté en prêtant à ce terme cette autre signification, notre jugement subit d’abord l’influence de l’art lui-même, et celle de la forme de cet art. L’image, cela va sans dire, doit être placée entre l’esprit ou les sens de l’artiste et l’esprit ou les sens des autres. Si tu gardes ceci à l’esprit, tu remarqueras que l’art se divise nécessairement en trois formes, chacune en progrès sur la précédente. Ce sont : la forme lyrique, où l’artiste présente son image dans un rapport immédiat avec lui-même ; la forme épique, où il présente son image dans un rapport médiat entre lui-même et les autres ; la forme dramatique, où il présente son image dans un rapport immédiat avec les autres.